Prothèses mammaires
C’est l’intervention de correction des seins de volume insuffisant soit par insuffisance congénitale de développement de la glande mammaire, soit secondaire à une fonte de celle-ci consécutive à un amaigrissement important, à la ménopause ou le plus souvent aux grossesses et à l’allaitement.
On dispose actuellement principalement de deux grands types de prothèses : les prothèses pré-remplies de gel de silicone les plus utilisées, que l’on préférera, et les gonflables aux sérum physiologique qui malheureusement ont tendance à se dégonfler avec le temps. On utilisera de préférence la forme ronde pour les augmentations esthétiques, et la forme anatomique pour les reconstructions.
Le bilan pré-opératoire va permettre de choisir le volume de l’implant en fonction des seins existants, de la morphologie générale et du désir de la patiente. La gamme des tailles étant très étendue le rôle de conseil du chirurgien est ici très important pour éviter de tomber dans les excès.
Une visite de l’anesthésiste et des examens généraux et une mammographie sont nécessaires à la recherche d’une éventuelle contre indication opératoire.
L’intervention dure environ une heure et demie , elle se pratique sous anesthésie générale. L’incision est très courte (2 à 3 cm) se fera de préférence dans l’aréole, la cicatrice est alors pratiquement invisible, mais elle peut se faire aussi dans l’aisselle ou le sillon sous mammaire. Elle va permettre d’introduire la prothèse derrière la glande soit sur le muscle pectoral soit de préférence derrière lui.


Le séjour en clinique est de 24 à 48 heures avec un pansement de contention.
Dans les suites opératoires les sensations douloureuses des premiers jours s’estompent rapidement. Le léger gonflement et les bleus qui sont parfois présents disparaissent en une quinzaine de jours. Un soutien-gorge de contention est conservé jour et nuit 15 jours à trois semaines.
Un arrêt de travail d’environ une semaine est nécessaire et une activité tout à fait normale, y compris le sport, peut être reprise après trois semaines.
Les résultats sont excellents, la poitrine est naturelle et très souple, surtout avec les prothèses en gel de silicone, la cicatrice dans l’aréole s’estompe en quelques
Le seul problème que l’on rencontre dans environ 3 à 5% des cas dans six mois qui suivent l’intervention est la formation d’une ‘’coque’’ cicatricielle rétractile qui entoure la prothèse ce qui donne une impression de durcissement de celle-ci. Toutefois l’incidence de ce phénomène est limitée par l’utilisation de prothèses à enveloppe texturée, leur mise en place sous le muscle pectoral et les massages quotidiens faits par la patiente elle-même les premiers mois.
Actuellement avec près de quarante ans de recul, il est prouvé scientifiquement que les prothèses n’augmentent pas le risque de cancer du sein et que le gel de silicone ne provoque pas de maladie générale.
